Voile en partance, chantier en veille

Acrylique sur toile 46×38 cm

Dans cette vision de la baie, je transforme un lieu familier en paysage presque mythique. Le ciel, chargé d’un nuage incandescent aux teintes d’ambre et de violets, semble descendre embraser la mer. Au loin, les structures lumineuses des chantiers navals émergent comme une ligne blanche, fragile et résolue, à la frontière du jour et de la nuit. Entre ces deux pôles – le souffle sauvage des éléments et la présence discrète de l’activité humaine – un voilier glisse, minuscule, comme emporté par le mouvement du ciel. L’œuvre saisit la tension douce entre le maritime et l’industriel, le vaste et l’infime, révélant une baie qui respire autant la poésie que la mémoire du travail.

Le Paradis, c’est ici !